Je vous l'accorde, c'était un jeu de mots à deux (Setu)balles. Désolé.

Voici donc de petites nouvelles de nous depuis que nous avons quitté Sagres. Tout d'abord, l'extrême sud ouest, le Cabo de Sao Vicente où nous avons rencontré deux stéphanois : l'oncle et la tante de deux héandais avec qui Yann faisait du skate board et du vélo dans sa jeunesse. Pas mal! Mais pour le cap. C'est un peu dommage, on ne peut pas accéder plus loin que l'enceinte du phare, un peu frustrant de ne pas pouvoir atteindre la pointe...

Faisant route vers le nord, nous nous sommes mis à croiser beaucoup plus de cyclistes voyageurs : Stephan, un allemand solitaire puis deux allemands, trois cyclistes non identifiés, un hollandais, un américain super sympa parti pour six mois en sens inverse de nous (il va avoir chaud!!!), deux hollandais, deux allemands... Nous ne savons pas si c'est l'effet Portugal ou la saison, plus propice mais nous ne somes plus seuls. Enfin, nous n'avons pas encore croisé de famille (nous allons faire un saut sur le blog de la famille de Mayotte), seulement de jeunes solitaires ou des retraités en couple.

Après un marathon de 62 km loin des côtes, nous avons atteint Millefontes, petit village sympa au bord d'une ria. Nous y avons retrouvé un couple d'irlandais en camping car déjà vus à Albufeira (et ils nous avaient déjà croisés sans qu'on le sache à Tavira). Peut être les recroiserons nous à l'avenir...

Le 1er mai, les camping cars portugais ont remplacé les français. Les routes sont très fréquentées, les campings bondés, le vent de face très fort. Petite pause à Porto Covo avant de trouver un bivouac super au dessus de la mer dans une pinède. Le lendemain, Sines nous offrira le spectacle d'une course de catamarans de loisir et une journée de plage en prime. Un peu plus loin, c'est la lagune de Costa de Santo Andre qui permettra une journée de baignade en toute sécurité alors que des vagues puissantes se fracassent à moins de 100 mètres. On y trouvera aussi un camping vraiment super pour une bouchée de pain.

Le jour suivant, nous avons eu droit à notre première crevaison : une roue de la remorque fait flop, flop. La valve de la chambre à air auto-réparante Décathlon s'est cisaillée tout net. Sur une roue soumise à aucun couple, ni de traction, ni de freinage, c'est étonnant. Après les 3 matelas autogonfalnts Quechua, c'est donc la chambre à air qui lâche. Décathlon, c'est pas cher mais... Pas pour le voyage en tout cas! Je cherche donc ma chambre à air de secours. Tiens c'est vrai! Les chambres à air de secours, je ne les ai pas vues depuis le début du voyage! Oubliées à Saint Héand! Mais souvenez vous de la fixation de remorque qui a lâché juste devant un camping, la chambre à air a choisi de lâcher devant le petit boui-boui d'un réparateur de cycles, tondeuses et autres véhicules sur roues. Quelques minutes après son ouverture (soit une bonne heure après la crevaison, c'est le prix de l'oubli) il m'a dépanné d'une chambre à air neuve de 24 pouces. J'en ai profité pour en acheter d'avance...

Un peu plus loin, nous avons fait une pause au camping de praia da Gale (à coté de Fontanhias sur la carte Michelin). A cet endroit, et uniquement ici, la côte s'orne de magnifiques dentelles d'ocre, du genre de celles que l'on peut trouver dans le Lubéron (Rustrel, Roussillon). Magnifique. Nous en profiterons toute la journée et ne roulerons que le soir, quqnd les températures seront redevenues plus clémentes.

Ce matin, une toute petite dizaine de km à vélo avant qu'un bac nous conduise à Setubal, une petite ville plus agréable que nous ne l'aurions imaginée. Petite pause internet pour vous donner des nouvelles puis nous allons nous mettre en quête d'un camping. Antoine ne veut pas louper la demi finale de la champions league!!!

Nous n'avons pas trouvé de câble mais l'appareil d'Antoine (qui lui a un câble) peut recevoir la carte mémoire de notre appareil. C'est la feinte du jour... Malheureusement, les paramètres de sécurité de l'ordinateur de la bibliothèque de Setubal ne l'entendent pas de cette oreille. Désolé donc, une fois de plus...

A très bientôt