... c'est une chose qu'on a fini par avoir (et même le lundi!). Et franchement ça vaut le coup. On profite vraiment des derniers jours ici en pédalant peu (mais il vaut mieux car c'est terriblement valloné) de plage en plage. Et les plages sont toutes plus belles les unes que les autres. Enchassées dans des écrins de verdure au pied de falaises avec une eau turquoise. Sublime. Après tout ce temps de ciel gris sans s'exposer, les coups de soleil sont revenus !

Aussitôt le bord de mer quitté, on se croirait en Suisse ou en Savoie. Grandes pentes enherbées où les vaches ont quand même cédé le pas aux hôtels et autres logements ruraux, forêts denses, ruisseaux bien vivants et des dizaines de greniers construits sur un modèle bien différent de ceux de Galice. Ici ce sont des éficices carrés en bois avec un toit en tuiles à 4 pans. Montés sur pilotis avec une pierre plate sur les pieds pour barrer l'accès aux rongeurs et munis d'un bardage qui protège le haut des pieds des (quasi constantes) intempéries.

On est loin, très loin du cliché de l'Espagne aride, sèche. Aujourd'hui, le vent s'est arrêté et les nuages reviennent se blottir entre mer et sommets. Ce type de temps doit constituer le temps géneral local, quand les perturbations ne viennent pas amener de la vraie pluie... Pas de plage aujourd'hui mais une pause internet et courses dans le sympathique village de Cudillero. Le village, tout en pentes, remonte une vallée encaissée depuis son petit port.

Plus que 3 jours de ce régime tranquille avant un petit marathon logistique (cartons, transport, embarquement, avion et le contraire à l'arrivée) qui nous propulsera vers Genève où la famille Roulet nous a promis un bon coup de main pour nous remettre en ordre.

A très bientôt...