Après un silence radio d'une semaine en raison de difficulté à trouver des postes internet accessibles à nos horaires nous revoilà, mais sensiblement plus au nord...

En partant de Peniche, nous n'étions pas très motivés pour rentrer dans les terres et contourner la lagune d'Obidos. Mais une fois dans la ville du même nom, nous n'avons pas regretté le détour. C'est une superbe ville fortifiée en très bon état avec ses ruelles étroites où le blanc des maisons contraste avec la pierre des murailles, un chemin de ronde accessible au public (sans barrières, c'est aussi impressionnant qu'étonnant ! ) et pas mal d'autres curiosités. Un peu envahi de touristes (je crois que c'était un samedi) mais vraiment chouette.

L'étape suivante fut Nazaré. Rien de spécial à dire sur la station balnéaire du bas mais le vieux village "O Sitio", perché sur sa falaise à pic (et même déversante) vaut le détour. Une belle piste cyclable dans la pinède nous a ensuite accompagnés assez longtemps. Partout la côte est belle et les vagues sont légion (oui Patrick, c'est bourré de spots de surf).

L'arrivée sur Figueira da Foz fut un peu plus rock'n roll avec un pont routier haut perché sur une nationale à franchir. Heureusement, une bande derrière le rail de sécurité nous a mis à l'abri des camions mais un panneau de chantier placé en plein milieu nous a obligé à un démontage de remorque + épreuve de force. La prise en compte des vélos, ce n'est pas encore ça. Par endroit c'est super, et deux kilomètres plus loin, on ne se sent plus chez nous. Le cemping municipal de Figueira était juste en face du stade de Naval (l'équipe de Liga de la Ville) et les enfants ont pu voir les junior de Naval se qualifier pour la première ligue junior portugaise face à Coimbra! Allez, allez Naval allez!

La sortie de Figueira fut heureusement beaucoup plus belle que l'arrivée. Après une montée un peu raide jusqu'à la Serra de Boa viagem (bon voyage !!! ), une superbe descente dominant la mer et 30 km d'une petite route certes cahotique mais plate et déserte dans les forêts de pins, eucalyptus et mimosas aux odeurs ennivrantes nous attendaient. De petites routes en pistes cyclables, nous sommes arrivés à côté d'Aveiro où nous avons pris un bac pour traverser l'entrée de la lagune (là encore, il aurait suffi de deux panneaux pour nous diriger droit sur le bac par des pistes cyclables en évitant un détour de 8 km! ).

A partir de Sao Jacinto, la route longe la lagune d'Aveiro sur 30 km. La lagune d'Aveiro est une petite mer intérieure, un mini Mor-bihan pour continuer dans les analogies avec la Bretagne aux paysages paisibles. Les barques locales, savament décorés sont magnifiques et jalonnent tout le parcours de cette route qui ne quitte jamais la lagune.

Encore une vingtaine de kilomètres de pinède et nous sommes entrés dans la zone, plus dense des abords de Porto. Pas mal de tronçons de piste cyclable sont créés mais un bon jalonnement fait toujours défaut, dommage. Enfin, aujourd'hui, nous avons atteint Porto où nous avons traversé le Douro sur un tout petit bateau. Le pilote comme les passagers nous ont aidés à charger tout notre matériel sur le pont. De l'autre côté, Sébastien a laissé tomber à l'eau un petit lion en carton trouvé on ne sait où. Devant sa tristesse, toutes les personnes présentes se sont ingénié à le récupérer : avec un balai, en montant sur les bateaux d'à côté... Il y avait là un portugais, un tunisien, un bulgare et des français. Belle image que tout ce monde pour consoler un enfant... Mission accomplie, le petit lion a regagné la remorque.

Ce soir, nous sommes une quinzaine de kilomètres plus au nord, à Lavra. Il ne nous reste qu'un peu plus de 80 kilomètres à parcourir au Portugal avant de rejoindre la Galice.

On vous embrasse.

A bientôt.

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O sitio domine Nazaré.

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Les barques de la lagune d'Aveiro : a gauche celles de pêche, utilisées au quotidien et à droite les grandes que nous pensons être réservées à des manifestations plus importantes...

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En traversant le Douro à Porto.